Plongé en plein lock-out, le film nous raconte l’histoire de Ray Burke (André Holland) un agent accompagné de son assistante Sam (Zazie Beetz) qui vont se confrontés à la dure loi du business dans le milieu de la NBA. Réalisé par Steven Soderbergh et écrit par Tarell Alvin McCraney (Moonlight), le film met de l’avant la relation de pouvoir entre d'un côté les dirigeants éssentiellement blancs de la ligue, et de l'autre les joueurs à majorité noirs qui subissent les lois venant du sommet. Comme la déclaré le réalisateur au quotidien L’Équipe :
On a commencé à parler de l'économie du sport... On était très emballés à l'idée d'un projet qui permettrait de dévoiler ce qui se passe derrière le fonctionnement de ces ligues sportives à grande échelle, et de poser la question de l'exploitation des athlètes.
Le film offre un casting composé principalement d’acteurs afro-américains, pour le plus grand bonheur, tout comme la qualité de l’image malgré l’utilisation d’un simple IPhone en guise de caméra, faute de budget. A noter la présence à l’écran de Caleb McLaughlin (Stranger Things) ou de Zachary Quinto (Star Trek). Le long-métrage donne aussi la réplique a des joueurs pros en la personne de Reggie Jackson, Donovan Mitchell ou Karl-Anthony Towns, venus témoigner de leurs débuts dans la ligue et de la pression de ce business.
Le réalisateur de Ocean’s Eleven nous livre un film réussi sur une ligue et son business dont on parle trop peu sur le grand écran, pour sa première réalisation chez le géant Netflix, Soderbergh fait un swish au buzzer.